domingo, 26 de julho de 2015

Axel Reymond Gagner à nouveau


Champion d’Europe du 25 km en 2014, le Francilien Axel Reymond, nouvelle égérie de l’eau libre tricolore, ambitionne de bousculer la hiérarchie internationale sur le 10 km des Mondiaux de Kazan (Russie).
Axel, près d’un an après les championnats d’Europe de Berlin, dans quel état d’esprit abordes-tu les Mondiaux de Kazan ?
Je me sens bien, concentré et très motivé. Ce que j’ai réalisé aux championnats de France de Gravelines (victoires sur 5, 10 et 25 km, début juin, ndlr) m’a mis dans un excellent état d’esprit. Je ne vais pas dire que je suis confiant pour les Mondiaux, ce serait présomptueux, mais vraiment, je le répète, je suis très motivé (sourire)…
En juin dernier, la chaîne Canal + a diffusé un Intérieur Sport qui t’était consacré. Quels ont été les retours ?
J’ai reçu beaucoup de messages de félicitations et d’encouragements, aussi bien par mes proches que par des gens que je ne connaissais pas. C’est forcément plaisant, même si j’essaie de mettre ça de côté pour ne pas me déconcentrer.
Cette soudaine médiatisation constitue-t-elle une forme de pression ?
Oui, un peu ! Je sens que les gens me regardent différemment, que je suis attendu pour la médaille, mais c’est tout.


Et qu’en est-il de tes adversaires ?
Ils savent que j’ai été sacré l’année dernière sur le 25 km des championnats d’Europe, mais ils ne me connaissent pas encore sur le 10 km.
Malgré tout, il y a de fortes chances qu’ils te surveillent.
Peut-être, mais cela fait partie de la compétition. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que cette année, je suis prêt (large sourire)…
Prêt à quoi ?
Prêt à assumer mes ambitions, à faire des podiums, alors qu’il y a deux ans, je ne l’étais pas complétement !
Comment cette assurance se manifeste-t-elle ?
Honnêtement, je ne sais pas… C’est mental, comme un déclic, une prise de conscience que je ressens surtout en compétition. J’ai acquis certaines certitudes qui me permettent de gagner en confiance et de laisser libre court à mon potentiel.



Compte-tenu de la jeunesse du groupe national et de ton palmarès, joues-tu un rôle spécifique ?
Pour l’instant, je ne suis pas le plus âgé (du haut de ses 25 ans, Aurélie Muller est la doyenne de l’équipe de France d’eau libre, ndlr), mais c’est vrai que je dispose pour l’instant du plus gros palmarès. Pour autant, je ne me donne aucun rôle ! S’il devait y en avoir un, ce serait celui de grand-frère, mais à condition qu’on me sollicite (sourire)…
Même dans tes plus beaux rêves, avais-tu songé à un tel début de carrière ?
Non, absolument pas… Quand j’avais 15 ans, lors des championnats de France de natation course, j’avais demandé à Mag (Magali Mérino, son entraîneur, ndlr) jusqu’où mon potentiel me mènerait ? Je me souviens qu’elle m’avait répondu qu’elle pouvait m’emmener jusqu’aux championnats du monde ! Et maintenant, on y est tous les deux, alors oui, par moments, j’ai l’impression de vivre un rêve éveillé (sourire)…
As-tu également conscience d’incarner ta discipline avec tout ce qu’elle comporte de rigueur, d’investissement et d’abnégation ?
J’ai surtout conscience que le haut niveau ne s’improvise pas, qu’il faut veiller aux moindres détails, s’assurer de ne rien laisser au hasard. Si en cela j’incarne ma discipline, alors oui, j’en ai pleinement conscience !
Plus précisément, quelles seront tes ambitions aux championnats du monde de Kazan ?
J’aimerais intégrer le top 10 sur 10 km et faire podium, à l’instar du 25 km, qui est la distance sur laquelle j’ai accumulé le plus d’expérience. Quant à l’épreuve du 5 km, je n’en ai jamais disputé sur la scène internationale, alors on verra.



Le 10 km des Mondiaux de Kazan représente-t-il une répétition grandeur nature de l’épreuve olympique qui se tiendra en 2016 à Rio ?
Je ne sais pas de quelle manière mes adversaires l’aborderont, mais moi, je le vois bel et bien comme une répétition grandeur nature.
On a le sentiment que tu es déjà complétement concentré sur les Jeux de Rio.
C’est le cas ! Je ne pense qu’à ça, parce que c’est quand même l’objectif suprême de tout sportif de haut niveau. J’ai gagné à Berlin, maintenant je veux gagner à nouveau et gagner encore à Rio !
A t’entendre, on pourrait croire que tu ne fonctionnes quasiment qu’à l’envie et au plaisir. Est-ce le cas ?
Beaucoup d’athlètes s’entraînent parce qu’ils doivent le faire alors que je m’adonne à mon sport parce que j’aime profondément nager. Depuis que j’ai débuté la natation, je cherche par tous les moyens à en faire plus…
C’est-à-dire ?
Je veux faire plus de kilomètres, plus de longueurs, plus de courses, plus de compétitions, toujours plus de tout pour progresser, gagner en expérience et repousser mes limites.
Recueilli par A. C.





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