sábado, 16 de maio de 2015

INTERVIEW FRED BOUSQUET UNE SOURCE DE MOTIVATION SUPPLÉMENTAIRE


Revenu de blessure en janvier pour tenter de se qualifier pour les Mondiaux de Kazan, Fred Bousquet n’aura pas réussi son pari. Mais le Marseillais s’est très vite reconcentré sur son principal objectif. A 34 ans, le doyen de l’équipe de France rêve de s’envoler pour Rio à l’été 2016.
Fred, avec le recul, comment analyses-tu tes championnats de France de Limoges ?
Le premier jour ne s’était pas très bien passé même si je réalise mon meilleur chrono de l’année sur le 50 m papillon. Ce n’est pas un excellent temps mais sur le moment je le prends et je me reconcentre tout de suite sur le reste des championnats et notamment le 50 m nage libre le dernier jour. Deux jours plus tard, j’ai de très bonnes sensations en séries du 100 m nage libre et c’est de très bon augure pour la suite. Je ne me sentais pas dans la forme de ma vie, mais dans la meilleure possible à ce moment-là et après ma blessure. Malheureusement j’attrape une intoxication alimentaire la veille du 50 m nage libre qui m’oblige à déclarer forfait.
Sur les réseaux sociaux, en annonçant ton forfait, tu avais terminé ton message par « rien à dire de plus ». Que ressens-tu à ce moment-là ?
Je me rappelle de ce moment. Je suis en colère, aigri. Je ressens une profonde douleur mentale et physique. C’est pour cette raison que j’ai posté ce message, je ne souhaitais pas rentrer dans les détails. Je ressens beaucoup de frustration ne serait-ce que de ne pas savoir ce que je valais à ce moment-là. Mais c’est une source de motivation supplémentaire pour essayer de réaliser d’ici la fin de la saison les temps que je souhaitais faire à Limoges. Je me suis donc très vite reconcentré en pensant également aux Jeux Olympiques qui restent l’objectif principal.
La finale du 50 m nage libre ne se nage pas très vite. Te sentais-tu capable de réaliser ces temps et d’aller chercher la qualification ?
C’était l’objectif. Florent (Manaudou) nage très vite le matin et un peu moins en finale même si ça reste correct pour la période. Clément (Mignon) réalise son meilleur temps et décroche sa qualification et je crois que c’est la première fois depuis deux ou trois ans que Fabien (Gilot) passe sous les 22’’30. Je pense que je pouvais aller chercher ces temps-là même si ça n’aurait pas été simple.
Après ton échec du premier jour, as-tu gambergé en te disant qu’il ne te restait plus qu’une chance ?
Pas tant que ça. J’avais d’excellentes sensations dans l’eau. Je sentais le repos dû à l’affûtage, j’étais dans de bonnes conditions. Quand je préparais ces championnats j’avais anticipé ce scénario de jouer ma qualification sur 50 m nage libre le dernier jour. Je savais que je devrais être très solide mentalement.
Malgré tout, tu réalises ton meilleur chrono sur 50 m papillon et tu étais compétitif alors qu’en décembre tu étais incapable d’adopter la bonne position dans l’eau.
C’est gentil de le voir comme ça et c’est également de cette manière que j’essaie de l’aborder. Je préfère rester sur une note positive et ne pas dévier de mon chemin, même s’il ne passe pas par Kazan. C’est malgré tout bien engagé pour l’année prochaine et ça me permet de ne pas me décourager pour autant. Je pense qu’il me manquait quelques semaines, de l’entraînement et des repères chronométriques. En reprenant les entraînements en janvier avec le groupe, ça ne laissait pas beaucoup de temps et c’était un gros pari qu’on s’était fixé avec Romain (Barnier). Je savais que si je me qualifiais, ça serait de justesse, mais au moins j’aurais eu trois mois de plus pour tenter d’être compétitif aux Mondiaux.
Quel est la suite de ton programme désormais ?
Je vais prendre part à plusieurs compétitions d’ici la fin de la saison. Il y aura le Golden Tour de Nancy, le meeting de Melun, le Mare Nostrum de Monaco et l’Open de France de Vichy. Dans un premier temps, je vais bien me concentrer à l’entraînement et travailler dur. Ensuite, je me mettrais d’accord avec Romain sur mes objectifs de fin de saison et sur quelle compétition je tenterais d’avoir un pic de forme.
N’est-ce pas difficile de se remobiliser à l’entraînement en étant avec des coéquipiers qui se préparent pour Kazan ?
Je me mets à leur disposition et j’essaye de les aider à se préparer de la meilleure manière possible en les challengant et en étant un bon partenaire d’entraînement. Ça me permet également de progresser et de bien me préparer pour l’année prochaine.
L’année prochaine, les championnats de France qualificatifs pour Rio auront lieu à Montpellier. Un bassin qui t’avais bien réussi en 2009 (record du monde du 50 m nage libre).
C’est un petit clin d’œil sympa que cette compétition se tienne à Montpellier. Mais au-delà de mes performances passées dans ce bassin, c’est la garantie d’être dans de bonnes conditions. C’est une très belle piscine, un bel environnement et nous serons dans les meilleures dispositions pour réaliser de bonnes performances.
Rio, c’est donc toujours dans ta tête.
Plus que jamais!
Recueilli par J.C.




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