quinta-feira, 28 de maio de 2015

FLORENT MANAUDOU VU PAR SES PAIRS BY FÉDÉRATION FRANÇAISE NATATION


Comparé au sprinter jamaïcain Usain Bolt par Alain Bernard, à Hercule par son entraîneur Romain Barnier en passant par un parallèle avec Ronaldo ou Apollon, le Marseillais Florent Manaudou impressionne l’univers de la natation française.


Florent vu par Romain Barnier, son entraîneur au Cercle des Nageurs de Marseille : « Quand je l’ai vu en balancer partout, lors des championnats de France jeunes à Rennes en 2010, je me suis dit que c’était un vrai gâchis. Il avait le talent, le potentiel, mais il lui fallait de la méthode. La seule condition qu’il a émis émise à son arrivée à Marseille en 2011 a été que je ne lui fasse pas faire de 200 m 4 nages ! Du 200 mètres, il ne veut absolument pas en faire ! Excepté sa force herculéenne et son relâchement, Florent a une qualité de main extraordinaire. Parfois, dans sa façon d’accrocher l’eau, il me fait penser à Gary Hall Jr. Son point faible ? Hum, sans doute, ses chevilles ! Elles sont rigides, elles ancrent son point fort pour le départ et sa coulée, arme redoutable sur les quinze premiers mètres, mais ensuite, elles manquent de souplesse dans ses battements. A-t-il atteint son maximum ? Il s’en approche de jour en jour. L’essentiel est que la concurrence le pousse le jour « J » à donner son maximum. La suite ? Il est le seul maître à bord. Quant à moi, si je veux le titiller, j’ai juste à lui rappeler, au bon moment, qu’il n’a pas atteint tel ou tel objectif. Alors sa petite voix intérieure remonte le bonhomme bien comme il faut ».


Florent vu par Alain Bernard, champion olympique sur 100 m nage libre en 2008 : « Depuis 2010, Florent bouscule toutes les règles en matière de sprint ! Grâce à sa force athlétique hors normes, à son travail et à sa rigueur, il a réussi en moins de deux ans à devenir champion olympique : phénoménal ! Comme un petit sprinteur, il est léger et véloce. Comme un grand, il a un abattage redoutable. Comme Usain Bolt à la foulée unique tellement ample, il arrache à chaque tour de bras, déplace des tonnes de flotte. Et contrairement aux grands, et je sais de quoi je parle, il n’est absolument pas maladroit avec son corps. Il sait l’utiliser au mieux, se placer, le placer dans l’espace, le moduler. Sa nage bras tendus n’est pas esthétique comme celle d’un Popov, mais superbement efficace ! A mon avis, il va rapidement arriver sur les 47’’05 (actuellement, son record personnel sur 100 m nage libre est de 47’’98, ndlr). Mais attention, comme il a progressé très vite, il va être intéressant d’observer maintenant ce qu’il va mettre en place pour grappiller les dixièmes les plus difficiles à aller chercher ».


Florent vu par Fabrice Pellerin, l’ex-entraîneur de Yannick Agnel (champion olympique sur 200 m nage libre et 4x100 m nage libre en 2012) et Camille Muffat (championne olympique du 400 m nage libre) : « Pour moi, Florent a un authentique côté mammifère. A l’image d’un orque, il traverse l’eau avec une énergie phénoménale, le tout sans être freiné ou déstabilisé. Par certains côtés, il me rappelle un peu la vélocité d’un Ian Thorpe, cette nonchalance apparente se transformant, en un éclair, en une onde de choc. Sur 50 m nage libre, son départ puis sa transition coulée-reprise de nage est inégalable. Il  va tellement loin dans le registre moteur avec force, amplitude, fréquence. A-t-il atteint son maximum ? Il est tellement dans un équilibre parfait sur 50 m que le 100 m va rester son gros défi. Pour moi, s’il veut réussir sur 100 m, il lui faudra nager moins vite sur 50 m. Imbattable sur 50, oui ! Sur 100 m, il lui faudra passer des caps que s’il lève un peu le pied sur 50. Mais, le 50 m, il adore et il aura certainement envie de défendre son titre aux JO de Rio ».


Florent vu par Gregory Mallet, son coéquipier d’entraînement : « Il a une force naturelle que les autres n’ont pas. Une force aquatique que les autres n’ont pas ! Les deux additionnées, rares chez un sprinteur, lui confèrent une force et une flottaison hors du commun. Intrinsèquement, il semble avoir non seulement hérité du physique de ses parents, mais presque aussi de celui de sa sœur : le génome Manaudou, quoi ! A-t-il atteint son maximum ? Non, je ne le pense pas ? Mais  pour arriver à 100% de son potentiel il lui faudra être titillé, aiguillonné dans son orgueil, poussé à le faire, poussé par la concurrence. En fait, personne ne sait réellement ce qu’il va être capable de pouvoir faire, comme personne ne savait un an avant son titre olympique sur 50 m nage libre qu’il pourrait se hisser sur la plus haute marche du podium. Avec lui, il faut s’attendre à tout ! »


Florent vu par Clément Mignon, le plus jeune des relayeurs dorés à Doha au sein du 4x100 m nage libre : « Elément incontournable de notre relais, Florent est notre joker ! Valeur sûre, pétrie de talents talent, il peut tenir n’importe quelle place à n’importe quel moment dans n’importe quelle nage. Et dire qu’il n’a pas encore exploité tout son potentiel ! Dans son aspiration, il n’arrête pas de donner un moteur à notre motivation. Pouvoir le côtoyer à l’entraînement, l’observer, lui parler constitue un vrai bonus pour un nageur comme moi. Grâce à lui, je vais gagner du temps, au propre comme au figuré, gagner de l’expérience et de la motivation ».
Sujet réalisé par Sophie Greuil




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