domingo, 16 de agosto de 2015

Camille Lacourt « Il me manque une médaille olympique » FFN


De retour en France après de convaincants championnats du monde (titre sur 50 m dos, médaille d’argent sur 100 m dos et médaille de bronze avec le relais 4x100 m 4 nages, ndlr) et un créneau par l’étape moscovite de la coupe du monde, Camille Lacourt a régalé le public français venu encourager ses champions à Chartres.
Dans quel état de forme étais-tu en arrivant à Chartres ?
Après Kazan et Moscou, j’étais un peu entamé, mais avant de me rendre à Chartres, je suis passé voir des amis à Paris. J’ai mangé de la bonne viande rouge et je me suis détendu. Ça m’a fait beaucoup de bien, même si avant de partir pour les championnats du monde j’étais au fait de mon programme de compétition.
Est-ce problématique de disputer cette coupe du monde en grand bassin ?
Honnêtement, je ne vois pas trop l’intérêt ! Pour moi, la coupe du monde se déroule historiquement en bassin de 25 mètres, maintenant la FINA a décidé de faire nager celle-là en grand bassin car nous sommes dans une année olympique. Pourquoi pas, mais pour nous, les nageurs, l’objectif est d’abord de se confronter à l’élite mondiale dans des rendez-vous de grand standing.
Cela ne te pose donc aucun problème de ne pas nager en petit bassin ?
Absolument pas, car je ne suis pas vraiment à l’aise en petit bassin. Pour moi, c’est mieux de nager en 50 mètres, alors non, cela ne me pose aucun problème (sourire)…
Compte-tenu de tes dernières saisons et de la blessure à la hanche qui t’avais privée des Euro de Berlin (août 2014), étais-tu serein à l’heure d’aborder les championnats du monde de Kazan ?
Non, pas du tout, même si je me suis rapidement rendu compte que je réalisais de bonnes choses à l’entraînement. Je savais que ça pouvait bien se passer, mais c’est vrai qu’il m’a fallu un peu de temps pour reprendre mes marques. Mais dès les demi-finales du 100 m dos, j’ai retrouvé mes repères et j’ai su que j’allais vivre une belle semaine.
Est-ce la plus belle compétition de ta carrière ?
C’était une belle semaine, mais j’en ai eu des plus jolies car j’avais encore plus d’or autour du cou. Je retiens surtout que l’histoire est sympa, car remonter sur des podiums mondiaux après ce que j’ai vécu est extrêmement gratifiant.
A Kazan, tu es devenu le premier nageur tricolore à décrocher trois titres mondiaux dans trois championnats du monde (Shanghai 2011, Barcelone 2013 et Kazan 2015). Est-ce que cela ne donne pas une saveur particulière à ta semaine russe ?
Ça fait plaisir, c’est sûr, mais cela ne me marque pas plus que ça. Disons que je ne me couche pas le soir en me disant : « Waouh, je suis entré dans l’histoire ! » Je retiens surtout que j’ai été régulier depuis six ans, mais aussi qu’il me manque une médaille olympique et que j’entends désormais tout mettre en œuvre pour la conquérir. Mais si cela ne fonctionne pas, tant pis (sourire)…
Cela confirme cet adage que Yannick Agnel aime à répéter : « La natation ce ne sont que de grands garçons qui nagent dans une grande baignoire ».
En effet et je trouve que c’est une très belle phrase. Après tout, ce n’est que de la piscine, pas la peine de se mettre la pression.
Malgré tout, à Rio, tu seras attendu par tes supporters et surveillé par tes adversaires.
Cela ne me dérange pas ! Je ne nage pas six heures par jour pour ne pas prétendre à une médaille olympique. Ça ne me fait pas peur, au contraire, c’est une pression saine qui m’aide à avancer car j’ai également conscience que tout peut s’arrêter brutalement.
Est-ce une manière de dire que ta déception olympique de 2012 (4e du 100 m dos, ndlr) et la tumeur bénigne que tu avais contractée à la hanche l’année dernière t’ont rendu plus fort ?
Peut-être pas plus fort, mais plus serein ! Pour le reste, je ne tiens pas vraiment compte des propos que l’on rapporte à mon encontre. Si certains me lancent des fleurs, tant mieux, mais si d’autres me critiquent, tant pis ! Je suis bien dans mes baskets, j’ai envie d’enlever une médaille aux Jeux Olympiques et de bien finir ma carrière.
Recueilli par A. C.

FÉDÉRATION FRANÇAISE DE NATATION





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